Test pratique de l’application pour le dos : On s’étire, s’il vous plaît !

5. août 2013
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« J’ai mal au dos », voilà une phrase qu’on entend aussi à Palo Alto, en Californie. Mais au lieu de pleurnicher, Andrew Chang a fondé une entreprise et produit le LUMOback pour corriger la posture grâce à l’électronique. Ce nouvel outil résistera-t-il au test pratique de DocCheck ?

Andrew Chang sait de quoi il parle : ce diplômé de Stanford est tourmenté depuis longtemps par des maux de dos, qui sont peu améliorés par des exercices de gymnastique. En Allemagne, beaucoup de gens ne connaissent que trop bien cette souffrance. Selon le rapport sur le dos TK, quatre adultes sur dix se plaignent du même problème. Pour Chang, le fin mot de l’histoire réside dans une mauvaise posture. Ajoutez à cela le fait que le corps humain n’est pas réellement conçu pour les activités sédentaires, et cela donne une idée de son hypothèse.

Bonne position – pas de douleur

En collaboration avec Monisha Perkash et le Dr Charles Wang, il a fait de nécessité vertu et a fondé LUMO Body Tech. L’équipe interdisciplinaire combine l’expertise de la médecine, des affaires et de l’ingénierie. Leur idée : un petit capteur doit rappeler aux employés de bureau, aux personne qui travaillent sur ordinateur et aux conducteurs fréquents qu’on est sensé faire notre vie le dos droit, et notamment s’asseoir le dos droit. En 2011, l’équipe de Chang obtint lors de la DEMO Startup Convention un prix pour leur idée. Son développement était alors estimé à 100 000 dollars. Les utilisateurs étaient enthousiastes, et ce montant fut ainsi rapidement atteint sur la plate-forme de crowdfunding Kickstarter. À la fin, il atteignait même plus de 200 000 dollars américains. Après la recherche et le développement commence maintenant la phase de distribution – un exemplaire coûte149 dollars US. DocCheck a testé la ceinture LUMOback – voici quelques résultats.

Design épuré, peu d’informations

Après avoir déballé, un premier coup d’œil : la ceinture impressionne avec un design épuré. Le capteur lui-même fait juste 8.5mm d’épaisseur, et communique via Bluetooth avec les smartphones ou les tablettes. Mais la brochure jointe est, elle-aussi, plutôt épurée – on ne peut obtenir aucune information approfondie de ce dossier. Par exemple, il faut d’abord charger une première fois la ceinture noire via un câble USB. Combien de temps ? La question reste sans réponse, le capteur lui-même n’ayant pas de dispositif de statut de charge. En outre, plusieurs vidéos de démonstration n’ont pas beaucoup de sens au début, car elles ne fonctionnent que si la LUMOback est activée. Le lendemain, de nombreux mystères s’évanouissent.

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© LUMOback

L’application : chaotique

Celui qui possède au minimum un iPad 3 ou un iPhone 4S/5 peut installer l’application nécessaire depuis l’App Store. Les appareils mobiles d’autres systèmes d’exploitation ne sont pas compatibles avec la ceinture noire high-tech. Selon Monisha Perkash, il devrait y avoir cette année une version pour Android, qui va certainement considérablement élargir le cercle des personnes potentiellement intéressées. Après avoir installé l’application sur le terminal approprié, on peut maintenant aller plus loin : un compte utilisateur personnel est rapidement créé à l’aide de l’application, avec l’enregistrement de paramètres tels que la date de naissance, la taille et le poids. Enfin, il est important de calibrer le capteur. Différents types de posture, comme la marche ou la position assise peuvent être détectés. Durant tout le processus avec moi, un avatar amusant nous suit, qui nous montra par la suite quelle est notre posture corporelle. Ce qui semble de fait assez simple, en pratique conduit à des problèmes parce que LUMOback a récemment publié une nouvelle application et en même temps une mise à jour du firmware qui est également nécessaire pour le capteur. Le logiciel lui-même s’est arrêté plusieurs fois. À ce niveau, LUMO Body Tech doit encore rigoureusement s’améliorer.

Le capteur : fonctionnel et innovant

Enfin, le moment est venu de mettre la LUMOback – qui n’est pas sans rappeler la sangle abdominale d’un instrument de mesure du pouls. Le matériau lui-même est léger et confortable à porter. A partir de maintenant, le capteur réagit à une mauvaise posture de ma part avec des vibrations comme rappel. Cette alarme n’est déclenchée que si je reste pendant quelques secondes dans la position à éviter. Si – pour une raison quelconque – aucune correction de posture n’est possible, il n’y a pas d’autre alarme. Avant les réunions importantes, le signal de vibration doit être désactivé pour ne pas attirer des regards étonnés. Sinon, l’application permet de déterminer avec quelle force la ceinture doit réagir. Le réglage le plus faible ne semble pas me convenir : si d’autres stimuli s’ajoutent, les vibrations passent quasiment inaperçues. Même sans l’alarme, je reçois des informations : impitoyablement, l’application liste toutes les positions ayant des faiblesses et inscrit des commentaires dans le calendrier.

Moments de bonheur après deux jours

Alors que l’appareil met au début fréquemment son grain de sel dans ma vie, les corrections de posture deviennent rapidement routinières après 48 heures. Mon succès dans cet entraînement : l’appareil vibre beaucoup moins fréquemment. Très vite, en cas d’avertissements, je me suis mis à me redresser automatiquement, merci Pavlov. Les commentaires sur le calendrier s’améliorent aussi. En plus d’une présentation stylisée, l’application fournit une évaluation avec plus de détails, qui reste assez longtemps accessible. Comme les modèles de mouvement de base enregistrés par la LUMOback sont marcher, s’asseoir et se coucher, même la nuit des données peuvent être générées. Sur la base de ma position, la ceinture reconnaît tous les stades de sommeil automatiquement. Savoir combien de temps je reste allongé sur le dos ou sur le côté est amusant mais pas très utile. Le petit programme indique également quand l’appareil a des besoins – finalement il ne faudrait pas que mon nouveau coach de posture devienne d’un seul coup tout raplapla.

 

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© LUMOback

Un plus pour la position et la remise en forme

La ceinture gêne peu lorsqu’elle est portée, même après plusieurs jours. Seules les chaises avec un dossier dur appuient contre le capteur et donc la colonne vertébrale. Et après avoir fait du sport, la peau démange un peu. Il y a aussi l’option d’éteindre la LUMOback le soir. Et en parlant de mouvement : l’application crée également de nombreuses profils en fonction de l’activité physique : courir, marcher, rester debout ou assis – les pourcentages correspondants peuvent être générés à partir du profil. Le podomètre est également utile pour surmonter ses faiblesses. Les personnes qui font 1 700 pas par jour en au moins dix minutes diminuent leur risque de décès de 12 pour cent, indique le Centre pour la santé de l’Université allemande des sports de Cologne. Avec 3000 pas, la mortalité peut être réduite de 20 pour cent. Les médecins de la faculté de médecine de la Charité à Berlin recommandent même 10 000 pas par jour. Cette mesure est clairement une valeur ajoutée de l’appareil.

Bonne idée avec un potentiel d’expansion

Ma conclusion : la ceinture high-tech aide à être conscients de ses propres faiblesses posturales et à les corriger. Les premiers succès arrivent relativement rapidement, mais les mauvaises habitudes reviennent à nouveau après de courtes pauses d’utilisation. On remarque assez facilement que l’appareil provient de la communauté de développement informatique – en soi ce n’est pas un problème, tant que les utilisateurs fous de technologie de « Quantified Self » l’utilisent. Pour les profanes, la LUMOback n’est pas encore pleinement développée. Certes, l’application offre un potentiel incroyable et évolue constamment. Pour atteindre les patients, elle doit cependant mieux fonctionner. En outre, 149 $ (environ 110 euros) reste beaucoup d’argent pour atteindre une grande partie de la population – comme Andrew Chang l’espère. Je ne peux qu’être d’accord avec le jugement de « Wired » : « Très bien, mais pas exceptionnel. »

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Médecine

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