Réactions médicamenteuses : comment risquer sa peau

9. février 2016
Share article

Les médicaments ont souvent des effets indésirables sur la peau – cela va d’éruptions inoffensives à des dommages graves sur cet organe. Beaucoup de ces conséquences n’apparaissent qu’après la mise sur le marché du composé. C’est une raison de plus pour enregistrer systématiquement ces données.

Les réactions cutanées dues aux médicaments ne sont pas rares lors des consultations dans les cabinets. Les dermatologues estiment que deux à trois pour cent des patients développent des réactions cutanées aux médicaments. Celles-ci comprennent l’angio-œdème, l’exanthème médicamenteux, l’urticaire, le syndrome de Stevens-Johnson (SJS) ou la nécrolyse épidermique toxique (NET). Les personnes âgées sont plus souvent touchées, car elles ont souvent besoin de plusieurs médicaments en thérapie à long terme. Chez elles, cela est aggravé par des perturbations des fonctions hépatique et rénale.

Le médicament est l’antigène

Pour expliquer cela, les scientifiques discutent du « modèle haptène » [Paywall] : les médicaments réactifs, comme les pénicillines, construisent avec des protéines du corps des antigènes complets. Les cellules de Langerhans dans le stratum spinosum de l’épiderme sentent alors le danger et migrent vers un ganglion lymphatique proche. S’en suit alors l’activation des lymphocytes T avec une réponse immunitaire immédiate (type I) ou retardée (type 4). Comme alternative, les chercheurs présentent la théorie du concept p-i (interaction pharmacologique avec des récepteurs immunitaires) : une interaction des médicaments avec les récepteurs des lymphocytes T ou des molécules HLA. Par exemple, si le patient est porteur de l’allèle HLA-B * 5701, cela peut conduire à des réactions graves contre l’abacavir. Un test génétique est prévu pour minimiser les risques. L’allèle HLA-B * 1502 est présent chez les personnes d’origine asiatique ayant des réactions cutanées sévères lors de l’utilisation de la carbamazépine. Les Européens et les Asiatiques porteurs du HLA-A * 3101 ont aussi des risques nettement plus élevés. Pour éviter cela, des tests génétiques pour le HLA-B * 1502 ont été réalisés, et ainsi aucun cas de SJS ou TEN n’a été rapporté, selon les chercheurs.

Mais derrière une réaction cutanée, il n’y a pas toujours une allergie. Dans les cas d’intolérances, les mastocytes libèrent le transmetteur histamine indépendamment de l’immunoglobuline E. Ce mécanisme serait favorisé par les antibiotiques, les relaxants musculaires, les agents de contrastes, la pentamidine et les opiacés. Les AINS agissent comme inhibiteurs de la cyclooxygénase dans le métabolisme de l’acide arachidonique. En conséquence, les leucotriènes s’accumulent [Paywall], et les mastocytes libèrent l’histamine. Dans le cas des antibiotiques bêta-lactamines, qui sont considérés comme la cause la plus fréquente des réactions cutanées indésirables, des réactions allergiques et non allergiques sont possibles [Paywall]. Les patients atteints par une mononucléose infectieuse tirent un mauvais atout en prenant de l’amoxicilline. Lors des tests in vitro, les médecins ont échoué à évaluer à l’avance le risque de réactions cutanées potentielles.

Amené à la lumière

En plus des allergies et intolérances, les processus photochimiques induits conduisent souvent à des lésions de la peau. Si les molécules absorbent le rayonnement électromagnétique dans la gamme UV-VIS, elles se retrouvent dans un état excité de courte durée. Puis l’énergie se disperse autour d’elles, causant des réactions phototoxiques et photoallergiques. La représentation clinique varie de l’érythème aux tumeurs malignes. Certains antidépresseurs, des antiépileptiques, des antihistaminiques, des produits dermatologiques, des diurétiques, des hormones, des médicaments contre le paludisme, des cytostatiques ou des AINS sont considérés comme critiques. Du point de vue pharmaceutique, l’hydrochlorothiazide est en particulier pertinent. Selon le rapport de réglementation des médicaments de 2015, les médecins ont enregistré récemment environ cinq millions de préparations de mono-HCT ou en combinaison. Bien que l’amiodarone ait un potentiel phototoxique beaucoup plus fort que HCT, il est prescrit moins souvent. Un regard peut aussi être jeté sur le millepertuis. L’hypericisme décrit chez les animaux est rarement observé en cabinet, probablement à cause des faibles niveaux d’hypéricine.

Variations autour de la peau

Les glucocorticoïdes endommagent notre peau avec des mécanismes très différents. Ces molécules non seulement suppriment le système immunitaire, mais inhibent également la prolifération du tissu conjonctif. Il n’est donc pas étonnant que les pharmacothérapies agissent en fonction de la durée, de la concentration et de la puissance sur l’amincissement de la peau. Si on retire leur préparation aux patients, la peau s’améliore dans les mois ou années suivantes. L’inverse est également connu : l’amlodipine, la cyclosporine A, la nifédipine ou la phénytoïne réduisent la dégradation du collagène. Cela conduite à la prolifération des fibroblastes et la propagation de collagène dans la zone de la gencive, appelés hyperplasie gingivale d’origine médicamenteuse. Dans la thérapie contre le cancer, la croissance des phanères est dans la ligne de mire. Les médecins utilisent contre les récepteurs de l’EGF hyperactif des anticorps monoclonaux comme le cetuximab et panitumumab ou des inhibiteurs de tyrosine kinase tels que l’afatinib, le gefitinib et l’erlotinib. Les préparations conduisent à des éruptions de type acnéique sans comédons, ce qui est en corrélation avec la réponse à la thérapie oncologique. Mais les patients souffrent de lésions sur le visage, la poitrine et le dos.

Apprendre des structures

La connaissance détaillée des effets cutanés liés aux médicaments n’est pas de l’à-peu-près. De nombreux effets se produisent après l’autorisation de mise sur le marché. Les médicaments inducteurs de SJS ou de NET sont maintenant reconnus dans le « Eurpoean Registry of Severe Cutaneous Adverse Reactions » (RegiSCAR). Les groupes de protection retirent du marché environ trois pour cent de tous les nouveaux médicaments à cause de réactions graves. Cela ne se produirait pas, si les fabricants évitaient les structures potentiellement allergènes lors du développement du composé.

8 note(s) (4.88 ø)

Comments are exhausted yet.

1 commentaire:

Collaborateur d'industrie

Les excès « médicamenteux » provoquent une pollution hépatique (foie) lors de prise importantes et soutenues de chimies médicamenteuses et porte le nom scientifique de « Iatrogénèse » c’est-à-dire l’effet inverse de la guérison.
Le Laboratoire HOMEOGUM vient d’élaborer une spécialité entièrement naturelle sous l’appellation IMMUNIM VITAL.

Ce nouveau produit protège le système immunitaire, endocrinien, hormonal, lymphatique, essentiel pour l’organisme ;
préserve les cellules du stress oxydatif qui les altère ;
maintien une bonne circulation sanguine et un parfait état des veines et micro-capillaires ;
stimule les fonctions cérébrales ;
excite les glandes sébacées pour une pousse des cheveux.

Complémentaire à Zen Attitude qui traite les humeurs difficiles.

#1 |
  6


Langue:
Suivre DocCheck: