Le phyto-gong de Hong Kong

21. décembre 2009
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Il paraît qu’environ 20 plantes médicinales peuvent annuler ou arrêter les processus destructeurs de la fibrose hépatique. C’est ce que rapportent des médecins chinois de l’université de Hong Kong. Ils démontrent maintenant que ce mélange peut également réduire la réplication du virus des papillomes humains (VPH).

En Allemagne, un gros projet de recherche concernant les « déterminants génétiques de la fibrose hépatique au niveau de modèles de souris complexes » doit démarrer d’ici 2012. Les subventions sont estimées à 500 000 euros. Le combat contre la fibrose hépatique revient cependant moins cher si l’on s’en remet à la médecine traditionnelle chinoise.

La lutte contre la maladie repose en effet sur la puissance de 20 plantes médicinales si l’on suit l’enseignement venant de l’empire du milieu, alors qu’elle exige la mise en œuvre de hautes technologies et de mécanismes moléculaires dans le cas de la médecine occidentale. À la différence des médecins occidentaux, les médecins chinois savent que la fibrose hépatique est la conséquence d’une « mauvaise circulation sanguine, d’une accumulation de toxines et d’un manque d’énergie saine », comme l’a publié l’équipe de recherche travaillant autour de Ybin Feng de l’université de Hong Kong dans le journal spécialisé « Chinese Medicine ».

Des faits biochimiques solides

Celui qui, en tant qu’Européen, fronce les sourcils au vue de telles déclarations doit reconnaitre très vite en lisant plus attentivement qu’à la différence de chez nous, les partisans de la médecine traditionnelle chinoise croient aux effets magiques d’extraits végétaux – et livrent des faits biochimiques solides expliquant l’utilité des substances. On apprend du médecin Feng que le salvia miltirrhizae par exemple augmente l’activité de l’enzyme superoxyde dismutase (SOD) et fait ainsi baisser la concentration des produits de la péroxydation dans le foie via toute une série de réactions. Panax notoginseng fait aussi partie de l’armada des remèdes miraculeux en réduisant considérablement la quantité de malondialdéhyde. Solanum nigrum arrête par contre le stress oxydant dans les cellules hépatiques tandis que xiao chai hu tang contient la fibrose hépatique par le biais de la baicaline.

Feng et ses collègues peuvent entretemps expliquer pourquoi les plantes agissent. Les processus du fibrinogène sont en effet régulés par le biais de la chimiokine TGF-1β. Les extraits végétaux présentés par Feng agissent comme inhibiteurs de TGF-1β et bloquent ainsi une des voies de signal centrales de la fibrose hépatique. C’est ainsi que le paclitaxel issus du taxus brevifolia entrave la voie de signal du TGF-1β entre les myofibroblastes et les cellules épithéliales de la bile. Le blocage de l’autoroute des données biochimiques empêche la production excessive de collagène.
Dans le cas de patients atteints d’hépatite B et de fibrose hépatique, les chinois utilisent en revanche de l’acide de sauge – avec laquelle on a pu guérir de nombreux cas de fibrose selon Feng. Les principes actifs végétaux chinois se sont montrés aussi efficaces dans le combat contre les dommages hépatiques graves. Berberis aristata par exemple montra in vitro des qualités notoires héparo-protectrices chez les cellules qui ont été ultérieurement soumises à de fortes concentrations de paracétamol. Même les virus des papillomes humains n’ont plus envie de se multiplier sous l’influence des plantes : renshen yangron tang jugule l’infection importune du virus des papillomes humains.

Les adeptes des plantes médicinales avec la haute technologie

Les succès sont plus que notoires et font sensation en Occident. Alors qu’ici la biotechnologie par exemple ne montre plus d’avancée dans ce domaine, les chercheurs chinois ne cessent de communiquer des succès spectaculaires. Raison de la fortune scientifique : les chinois poursuivent le travail de leurs aïeux : leur savoir actuel repose sur celui développé depuis des millénaires. C’est ainsi que les biotechnologies chinoises développèrent au début de notre millénium une base de données qui relie la médecine traditionnelle chinoise avec les méthodes du génie génétique moderne. Le directeur du centre chinois du génome humain, Chen Zhu montra déjà en 2006, alors qu’il présentait la base de donnée à Shangai, comment la pensée de la vieille culture peut être transposée à la manière d’agir de notre monde de haute technologie. On pourrait aussi utiliser le décodage du génotype humain à l’aide de la technologie génétique correspondante pour comprendre les effets « mystérieux » de la médecine traditionnelle chinoise.

Les possibilités d’utilisation publiées aujourd’hui par le médecin Feng sont parfois doubles. Fuzheng huayu par exemple est connu comme étant un médicament fort pour traiter la fibrose hépatique et la cirrhose au même titre. La réduction de la production de collagène semble se pratiquer presque sans concurrence dans ce cas, un pré-requis dans la lutte contre la maladie. Selon Feng, on a même pu cliniquement prouver ce dont rêvent les laboratoires pharmaceutiques ici. Les risques et effets secondaires du principe actif huayu sont inexistants.

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2 commentaires:

DR Alexandru Cobileac
DR Alexandru Cobileac

Merci
Alte stiri noi de acest gen ..?

#2 |
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DR Alexandru Cobileac
DR Alexandru Cobileac

Multumesc pentru aceste stiri incurajatoare;;
Daca ai si alte stiri in domeniul fibrosei hepatice , as dori sa mi le transmiti la adressa alexandru.cobileac@ch-lons.fr.
Bafta

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