Le téléphone portable met-il l’humanité en danger ?

21. décembre 2009
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L’homme qui porte son mobile à la ceinture ou le conserve dans sa poche devrait peut-être réviser ses projets d’agrandir sa famille. En effet, des informations indiquant que les ondes électromagnétiques sont nuisibles aux spermes se multiplient.

On dit que la qualité du sperme décroît depuis des années. Depuis 1992, Carlsen et ses collègues affirment avoir des preuves que le nombre de spermes et le volume de l’éjaculat diminuent depuis 50 ans. Une étude sur des hommes néo-zélandais a permis de démontrer quelque chose de semblable l’année dernière. Ce n’est pas si grave, ripostent d’autres qui accusent plutôt des problèmes méthodologiques d’être responsable de la prétendue diminution de la virilité et qui parlent même d’un mythe. Crise du sperme ? Quelle crise ?

Pendant que la controverse autour du nombre de spermes et du volume de l’éjaculat persiste, surviennent des indications sur le fait que le stress oxidant des mobiles menace les petits « faiseurs de bébé » quand le mobile est porté à la ceinture ou dans la poche. Au milieu de la décennie, une étude hongroise, qui était parue en 2005 mais qui avait déjà été présentée en 2004 au Congrès de la European Society of Human Reproduction and Embryology (ESHRE), fit sensation. Le chercheur hongrois Imre Fejes avait autrefois examiné 451 hommes et les avait interrogé sur la manière dont ils utilisaient leur téléphone mobile. Fejes s’était intéressé au nombre de spermes et à leur mobilité et put démontrer la chose suivante : plus les candidats portaient leur mobile allumé au niveau de la ceinture ou en dessous, plus le nombre de spermes diminuait. D’après le journal « Die Welt », l’ancien président de l’ESHRE, le Professeur Dr. Hans Evers, commenta le résultat avec ces mots : « Les utilisateurs de portables en Hongrie ont peut-être une vie particulièrement stressante ou bien ils viennent d’une autre classe sociale que les personnes qui ne téléphonent pas ».

Les spermes subissent un stress en oxygène

L’indication sur le stress est bonne en principe. Mais les plus stressés dans l’histoire ne sont cependant probablement pas les porteurs de mobile à la ceinture mais plutôt leurs spermes. Deux études publiées dans les dernières semaines l’indiquent. En Australie, 22 jeunes hommes de 24,1 ans d’âge moyen donnèrent leur sperme à la science. Les chercheurs exposèrent le sperme préparé et nettoyé à une radiation électromagnétique pendant la nuit avec une fréquence de 1,8 GHz et des taux d’absorption spécifiques de 0,4 W/kg à 27,5 W/kg. Résultat : la motilité des spermes et leur vitalité étaient bien moindres. Ce qui avait par contre augmenté, c’était la formation mitochondriale d’espèces d’oxygène réactif – des molécules contenant de l’oxygène, les superoxydes et les peroxydes par exemple, qui sont très instables et très réactives. Elles peuvent endommager les cellules à cause du stress oxydant. Par ailleurs, l’exposition électromagnétique a beaucoup fractionné l’ADN.
Ce résultat est soutenu par des résultats semblables provenant des États-Unis. 23 hommes sains et 9 hommes infertiles donnèrent le meilleur d’eux-mêmes. La quantité de sperme fut partagée en 2; une partie fut exposée pendant une heure à une radiation électromagnétique qui correspond à celle d’un mobile en mode « veille ». Une deuxième partie servait de contrôle. Des espèces d’oxygène réactif se formèrent ici aussi à plusieurs reprises sous la radiation pendant que la mobilité des spermes et leur vitalité baissait.

À quelle distance du corps le portable doit-il rester ?

Les auteurs australiens de l’étude apparurent alarmés par les résultats de leur étude. Ils craignirent que le fort taux de fractions d’ADN dans le sperme notamment puisse avoir des effets négatifs sur la santé des enfants dont le père portait souvent son mobile à la ceinture ou dans la poche. C’est la raison pour laquelle ils déconseillent aux hommes de porter un mobile à la ceinture ou en-dessous. Les Américains considèrent ceci de manière moins dramatique. Ils ont reconnu à raison que leur étude in-vitro ne peut être transposée à la réalité que sous condition. Plusieurs épaisseurs de tissus séparent en général le portable et les testicules. D’autres études doivent maintenant expliquer quelle protection offre le tissu. L’avenir révélera donc si l’outil de communication placé par l’homme dans la poche de son pantalon et le petit balbutiant sur son bras sont compatibles…..

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1 commentaire:

Dr Guy Thysen
Dr Guy Thysen

Il faut des étuis adaptés et spécialement prévus pour cet usage ! Simple, en fait !

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