Les médecins dans le palais des Glass

22. septembre 2014
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Le matériel et les logiciels médicaux sont un marché lucratif qui appâte même Google. Le groupe travaille sur plusieurs produits tels que des lunettes connectées pour chirurgiens et une lentille qui détermine les niveaux de sucre dans le sang.

Le meilleur des mondes : depuis plusieurs années, Google travaille sur les lunettes connectées Google Glass (« Lunettes Google »). Elles se composent entre autres d’un processeur central, un appareil photo numérique orienté vers l’avant, un microphone et un haut-parleur à conduction osseuse. Des interfaces et des capteurs peuvent être ajoutés. Dans le champ de vision, des données du web sont retransmises. Les Google Glass sont principalement contrôlées par les mouvements de la tête et des mots. Les personnes intéressées peuvent commander cet ordinateur miniature via le web. Les médecins explorent actuellement les points forts et les points faibles de ces nouveaux outils pour les applications médicales.

Google Glass testéepour le cœuret les reins

En fin 2013, il y eut une première : des collègues néerlandais utilisèrent des Google Glass lors d’une chirurgie abdominale. Ils transmirent l’action en direct pour le Congrès « Games for Health Europe» et sur YouTube – un plus pour l’enseignement. Mais les lunettes connectées électroniques offrent beaucoup plus. Oliver J. Muensterer du New York Medical College a publié récemment des rapports d’intervention en chirurgie pédiatrique. Avec ses collègues Muensterer a testé les lunettes en « version Explorer » pour quatre semaines. L’équipe a documenté les interventions, fait des appels téléphoniques ou des vidéoconférences, prévu des comptabilisations ou des recherches sur le web – sans délaisser le champ opératoire stérile.

Tous les testeurs ont été satisfaits du confort. Cependant, ils se sont plaints que la batterie tienne à peine douze heures. Si le jour de chirurgie commence à sept heures, les Google Glass commencent à montrer des signes de faiblesse dans l’après-midi. En pleine utilisation – cela inclut la fonction vidéo – elles arrivent en bout de courses après 30 à 40 minutes. Au niveau de la qualité du son, il y a aussi toujours des possibilités d’amélioration. Mais cela n’est pas suffisant : si l’équipe transmet l’opération, le flux de données s’arrête temporairement. Alors que les chercheurs maîtrisent ainsi diverses maladies pédiatriques principalement du point de vue technique, la protection des données reste le talon d’Achille : toutes les données passent temporairement sur ​​les serveurs de Google. Ce qui se passe là-bas avec les informations n’est pas clair – tous les vidéo-conférence ne doivent pas être mises à la disposition du grand public.

Les chirurgiens testent la réalité augmentée

Une autre tentative eut lieu : des chirurgiens de l’Université d’Alabama à Birmingham, Etats-Unis, travaillèrent avec des fonctions de réalité augmentée (augmented reality). Pour cela, ils utilisèrent la plate-forme VIPAAR (Virtual Interactive Presence in Augmented Reality) en combinaison avec un ordinateur et des lunettes vidéo. Pendant que Brent Ponce à l’UAB Highlands Hospital de Birmingham posait des endoprothèses totales (TEP), son collègue Phani K. Dantuluri d’Atlanta lui donnait des conseils virtuels. Les deux chirurgiens ont pu discuter de l’intervention en temps réel – finalement Dantuluri vit toute l’intervention et même la position des instruments du point de vue de Ponce. Les médecins de l’UAB parlent de la chance que des jeunes chirurgiens dans des procédures complexes puissent avoir des mentors expérimentés à leur côté sans être sur place.

Ça passe par le regard : des lentilles de contact intelligentes

En plus de ses lunettes connectées, Google a d’autres outils médicaux dans le pipeline de développement. En collaboration avec la filiale de Novartis Alcon, des technologies de lentilles intelligentes sont en cours de développement. Grâce à l’électronique miniaturisée, la presbytie pourrait être corrigée. Les patients atteints de presbytie ont besoin d’un soutien technique parce que leur mise au point naturelle ne fonctionne plus correctement. Mais les chercheurs n’en sont pas encore satisfaits.

De nouvelles lentilles de contact déterminent les niveaux de glucose dans le liquide lacrymal et envoient les données correspondantes aux smartphones grâce au réseau sans fil. Un avantage est que la lentille intelligente réalise des relevés chaque seconde et met en garde les patients via l’application bien avant la déclaration d’un état ​​métabolique critique dans le cadre du diabète sucré. Lutz Heinemann du groupe de travail de la DDG (Société allemande de diabète) « Diabète et Technologie » a bien accueillide telles possibilités. Il a préciséque son associationest prête à soutenirGoogle. Dansle meilleur des cas, lacomplianceserait grandement améliorée-de nombreux patients trouventque les prises de sangau bout du doigtsont extrêmementdésagréablesetne respectent pas lesrecommandations médicales. Mais les chercheurs ont encore plusieurs obstacles à passer avant la mise sur le marché. Par exemple,lesniveaux de glucose dansleliquide lacrymalsont50fois plus faiblesque dans le sang. Les changementsont unretard desept minutes.

Documentation illimitée de maladie en temps réel

D’autres technologies de Google sont déjà arrivées dans la pratique, comme le logiciel mot-clé. Par exemple, Google Maps peut également être utilisé comme un système d’alerte précoce pour les médecins et les patients. Baxter a publié sur cette base une carte des zones à risque de méningoencéphalite à tiques. Des chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé OMS utilisent l’outil pour documenter les épidémies d’Ebola depuis 1976. Les cartes de ce type ont un gros avantage : toute personne autorisée à écrire dessus, par exemple les médecins locaux, peuvent entrer des cas de maladie dans chaque ville en temps réel, et sans fardeau administratif. Tant qu’il s’agit de rapports de cas anonymes, la collecte de données n’est pas problématique. Pour toute information concernant le patient, cependant, les responsables doivent se demander comment Google agit en rapport avec la protection des données.

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