Brain me up, Scotty!

20. mai 2011
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Un petit air de "Star Trek": les patients ayant des problèmes de mémorisation passent dans le "conduit" et le cerveau fonctionne de nouveau. Les médecins de la UKE recommandent les méthodes non-invasives pour faire de nouveau marcher la plasticité neuronale chez les patients plus âgés.

Les technologies sont employées dans toute l’Allemagne, seuls les domaines d’utilisation sont encore loin d’être ceux publiés dans le journal spécialisé « Frontiers in Ageing Neurosciences ». Ce que l’équipe autour du neurologue de Hambourg, Friedhelm Hummel, vient en effet de publier dans une étude de synthèse pourrait prendre de plus en plus d’importance à une époque où la population est vieillissante – et des médecins proposent un nouveau secteur d’activité. Rien d’autre que l’amélioration de la neuroplasticité avec l’âge à l’aide de la stimulation cérébrale non-invasive (Non-Invasive brain Stimulation, NIBS) semble être possible depuis longtemps, toutefois : presque qu’aucun médecin ne l’a jusqu’à présent prise en compte dans la pratique quotidienne.

Emploi de haute technologie en grand style

Les procédés selon lesquels certaines régions du cerveau sont stimulées à l’aide de stimuli électriques ou magnétiques ne sont pourtant pas nouveaux. À la clinique de neurologie de la clinique universitaire de Schleswig Holstein à Kiel par exemple, plusieurs laboratoires s’occupent de la stimulation cérébrale transcrânienne. La stimulation des régions du cerveau s’effectue « via le crâne intact », comme nous expliquent les médecins et « les procédés sont indolores et peuvent être utilisés aussi bien sur des personnes saines que sur des patients atteints de maladies neurologiques ».

Toute une armada de hautes technologies sont en autres effectivement employées pour activer les cellules grises C’est tantôt la stimulation magnétique transcrânienne (SMT), tantôt la stimulation transcrânienne à courant continu (STCC). Et si une méthode seule n’apporte pas le succès escompté, les neurologues emploient le processus de stimulation cérébrale transcrânienne « en association avec une imagerie fonctionnelle et par exemple des potentiels évoqués au laser » – mais pourquoi faire ?

D’un point de vue biochimique, l’affaire semblait jusqu’à présent claire : la SMT avant tout peut moduler l’activité du système nerveux. Les médecins de Kiel décrivent ainsi le potentiel de la méthode : « La modulation ciblée et contrôlée de l’excitabilité corticale par des SMT répétitives (SMTr) ou STCC offre par ailleurs des options thérapeutiques, par exemple dans le traitement des personnes épileptiques ou avec des syndromes de maux de tête ou lors de la réhabilitation après un AVC ». On pourrait effectivement se réjouir de la longue liste des domaines d’utilisation. Que ce soit pour l’épilepsie pharmaco-résistante ou pour la prévention contre la migraine, les champs électriques sont, tout comme pour les douleurs chroniques, de plus en plus un moyen de prédilection. Même les spécialistes ORL utilisent la stimulation des régions cérébrales étant donné qu’elle semble apporter un soulagement aux patients souffrants d’acouphènes.

Mettre le courant et hop, au piano

Aussi belle est cette liste de succès, il y a encore mieux, comme l’atteste maintenant Hummel. La stimulation transcrânienne à courant continu semble être l’un des procédés les plus efficaces. Lors d’un test de laboratoire, des patients plus âgés durent en effet apprendre une certaine suite de notes à produire avec une main à la manière des joueurs de piano. Sans SMTr, les volontaires avaient des difficultés considérables à mémoriser les suites de notes correctes. Par contre la stimulation électrique engendra des améliorations de performances très importantes, comme Hummel et son équipe le rapportèrent. Les scientifiques supposent que les stimulations réactivent chaque région du cerveau qui décline un jour ou l’autre avec l’âge. Le cortex moteur s’est révélé particulièrement semblable pour les stimulations. On ne sait cependant pas quels processus se déroulent dans l’aire stomato-motrice.

Les neurologues soulignent que le domaine excitant de la médecine en serait toutefois au commencement – et donnent à leurs collègues un autre avantage des stimulations cérébrales chez les personnes âgées. Autrement que pour les pilules contre le déclin mental par exemple, les stimulations ne dissimulent pratiquement aucun effet secondaire à prendre au sérieux. Le seul manque : dans les premières secondes de la thérapie de stimulation, certains candidats ressentent une sensation de brûlure. Mais les personnes âgées se souvenaient bien qu’elles disparaissaient aussi vite qu’elles étaient apparues.

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